“İnsanların sahip oldukları bilgiler içinde en fazla yararlı ve en az ilerlemiş olanı,insan hakkındaki bilgi gibi görünüyor;Delphes tapınağındaki yazıtın(Kendini tanı)tek başına ahlakçıların bütün iri kitaplarından çok daha önemli ve güç bir temel kural içerdiğini söylemeye cesaret ediyorum.Çünkü insanlar kendilerini tanımaya başlamazsa,insanlar arasındaki eşitsizliğin kaynağı nasıl bilinebilir. ” (Cenevre'li,mesleksiz,işsiz,parasız ve hiçbir toplumsal estate ile bağlantısı olmayan Rousseau)
9 Tem 2011
Üçüncü Sinema ve Üçüncü Dünya Sineması
Üçüncü Sinema’nın kökleri Üçüncü Dünya ülkelerinin ikinci Dünya Savaşı sonrası gerçekleştirdikleri anti-emperyalist mücadeleye dayanır. Üçüncü Sinemacılar, Hollywood’un pasif izleyiciyi eğlendirmeye dayanan sineması ile Avrupa’nın birey odaklı sinemasını, içinde bulundukları toplumsal mücadelede işlevsiz ve hatta zararlı görmüş, bunun yerine daha militan ve politik bir sinemayı savunmuştur. Bu kitapta beşi çeviri sekizi özgün on üç makale ile önce Üçüncü Sinema'ya kuramsal yaklaşımlar ele alınmakta ve daha sonra Üçüncü Dünya Sineması'ndan örnekler Üçüncü Sinema'yla yakınlıkları ve uzaklıkları da tartışılarak incelenmektedir.
2 Tem 2011
L'invention de la solitude
" Un jour il y a la vie. Voici un homme en parfaite santé, pas vieux, jamais malade. Tout va pour lui comme il en fut toujours, comme il en ira toujours. Il vit au quotidien, s’occupe de ses affaires et ne rêve qu’aux réalités qui se présentent à lui. Et puis, d’un seul coup, la mort. Notre homme laisse échapper un petit soupir, s’affaisse dans son fauteuil, et c’est la mort. Si soudaine qu’il n’y a pas de place pour la réflexion, aucune possibilité pour l’intelligence de se trouver un mot de consolation. Il ne nous reste que la mort, l’irréductible évidence que nous sommes mortels. On peut l’accepter avec résignation au terme d’une longue maladie. On peut même attribuer au destin un décès accidentel. Mais qu’un homme meure sans cause apparente, qu’un homme meure simplement parce qu’il est un homme, nous voilà si près de l’invisible frontière entre la vie et la mort que nous ne savons plus de quel côté nous nous trouvons. La vie devient la mort, et semble en avoir fait partie depuis le début. La mort sans préavis. Autant dire : la vie s’arrête. Et cela peut arriver n’importe quand. ..."
29 Haz 2011
Une trop bruyante solitude
" Voilà trente-cinq ans que j'emballe des livres et du vieux papier et je vis dans un pays qui sait lire et écrire depuis quinze génération; j'habite un ancien royaume où c'est depuis toujours l'usage et la folie de s'entasser patiemment dans la tête images et pensée porteuses de joies inexprimables et de douleurs plus fortes encore, je vis au milieu de gens prêts à donner jusqu'à leur vie pour un paquet d'idées biens ficelées. Et maintenant, tout cela se répète en moi; voilà trente-cinq ans que je bois des litres de bière, pas pour boire - j'ai la terreur des ivrognes -, mais pour aider la pensée, pour mieux pénétrer au cœur même des textes, parce que lorsque je lis, ce n'est pas pour m'amuser ou faire passer le temps ou encore mieux m'endormir; moi qui vis dans un pays où, depuis quinze génération, on sait lire et écrire, je bois pour que lire m'empêche à jamais de dormir, pour que lire me fasse attraper la tremblote, car je pense avec Hegel qu'un homme noble de cœur n'est pas forcément gentilhomme ni un criminel assassin. Si je savais écrire moi, j'écrirais un livre sur les plus grand malheurs et les plus grand bonheurs des hommes. "
pg11-12
«Je ne suis venu au monde que pour écrire Une trop bruyante solitude»
Bohumil Hrabal
pg11-12
«Je ne suis venu au monde que pour écrire Une trop bruyante solitude»
Bohumil Hrabal
18 Nis 2011
Sexe, Race et Pratique du pouvoir
On imagine trop souvent que les caractères « naturels » (le sexe, la
race, par exemple) « tombent sous le sens », sont des évidences
inquestionnables. Tout au plus admet-on que les sociétés manipulent un
peu tout cela, qu'il en résulte des différences, bonnes ou mauvaises,
c'est selon… Pourtant, ne serait-ce pas déjà une manipulation que de
prétendre certains caractères « naturels » ? Le « naturel » ne serait-il
pas une interprétation, bref un « artifice », ancré dans de très
particulières relations sociales où certains sont assignés à l'état
d'objet ? Cet ouvrage associe la description d'une réalité matérielle
quotidienne dans ses formes les plus banales (conversations de bistrot,
scènes de rue, faits divers) et l'analyse précise des systèmes
idéologiques qui prétendent expliquer cette réalité.
(quatrième de couvreture)
3 Nis 2011
GUERRE ET SACRIFICE, La violence extrême
Peut-on ranger sous la même étiquette les « dommages collatéraux »
causés par des missiles sophistiqués et les attaques-suicides des
terroristes, et peut-on faire appel à la notion de sacrifice pour penser
ensemble ces formes de violence extrême ?
...
Lorsque, sous les yeux d’une famille musulmane, qui n’a pas encore tué
le mouton de l’Aïd, un soldat serbe égorge un adolescent kosovar, en
disant que ce dernier constituera une meilleure offrande, puisque
Abraham avait reçu l’ordre d’immoler Ismaël (p. 94), il témoigne d’une
certaine proximité de la guerre et du sacrifice, mais aussi de leur
différence radicale. Car, pour lui comme pour sa victime, il est clair qu’il s’agit d’un
crime doublé d’un sacrilège.
Au moins cet exemple, qui rappelle les
origines violentes du sacrifice, permet-il de conjecturer une proximité
étrange, voire un rapport intime, entre pratiques religieuses et
pratiques de guerre.
Mais, y a-t-il quoi que ce soit de commun entre cet
acte para-sacrificiel et les sévices effectués par des soldats
américains sur les prisonniers irakiens d’Abou Graib ou encore certains
traitements humiliants infligés à Saddam Hussein ?
Par ailleurs, est-il
objectif de présenter les impérialistes américains comme des ennemis des
peuples libres, particulièrement musulmans, sans rappeler qu’ils ont
organisé la défense du Kosovo contre les Serbes ?
Ou encore, est-il bien
légitime de qualifier d’acte impérialiste l’occupation du Japon en
1945, et de fermer les yeux sur le massacre des Kurdes et l’invasion du
Koweit par Saddam, au motif que celui-ci servirait de bouc émissaire aux
impérialistes ?
Le livre de Kilani pose malgré tout un vrai problème de fond. Il s’agit
de savoir si la guerre et le sacrifice, ainsi d’ailleurs que d’autres
types de violence institutionnelle, telle la vendetta, obéissent bien à
des logiques fondamentalement différentes, comme le pensent la plupart
des anthropologues, et peuvent se perpétuer en conservant leur
hétérogénéité. Ou si, au contraire, toutes ces différences ne seraient
pas superficielles, et ne tendraient pas à s’effacer dans le monde
moderne « globalisé » où de multiples formes de violence, qu’elles
soient d’ailleurs codifiées ou sauvages, mais toujours massives et
acceptées dans une sorte d’indifférence générale, semblent avoir pour
trait commun une « tonalité sacrificielle qui ne se déclare pas »
Un trait caractéristique du sacrifice proprement dit, qu’il soit humain
ou animal, est d’autoriser les hommes à faire un grand nombre de
victimes dans une sorte d’apathie générale, au nom d’un objectif moral
supérieur (p. 101). Alors que, dans la vie ordinaire, la mise à mort, ou
seulement les mauvais traitements, infligés aux hommes ou aux animaux
soulèvent l’indignation de tous, dans le contexte sacrificiel, ces
violences sont acceptées. Il faut bien, croit-on, pour honorer les
esprits ou les dieux, ou célébrer les fêtes destinées à perpétuer la
société, accomplir de telles violences.
Or, remarque Kilani, il y a des situations apparemment profanes, où l'on
observe la même indifférence au sort des victimes. Un exemple simple et
probant serait celui des accidents de la route. Jusqu'à ces toutes
dernières années, tout le monde ou presque acceptait, notamment en
France, que « la route » – comme on disait pour dégager la
responsabilité des hommes – «fît chaque année dix mille victimes »,
soit beaucoup plus que les dernières guerres dans lesquelles le pays
s’était trouvé engagé. Ces morts étaient comme un sacrifice ou un tribut
payé au dieu automobile, ou encore un « dommage collatéral » du progrès
technique. On les tenait, et on les tient encore, pour inévitables,
alors que, en réduisant drastiquement la vitesse des véhicules, on
ferait tendre vers zéro le nombre de victimes.
Wiel Eggen , « Mondher Kilani, Guerre et sacrifice. La violence extrême », L’Homme , 187-188 | 2008
, [En ligne], mis en ligne le 16 décembre 2008.
URL : http://lhomme.revues.org/index20862.html. Consulté le 03 avril
2011.
6 Mar 2011
L'évidence de l'égalité des sexes: une philosophie oublié du XVIIe siècle
L'égalité des sexe semble acquise aujourd'hui. Malgré le prix qu'il en a coûté aux féministes et à l'ensemble des femmes, l'égalité, si longtemps revendiquée, est enfin admise, reconnue, gagnée. Soit. La réalité, elle, montre que l'égalité de droit entre les hommes et les femmes dont témoigne un arsenal législatif conséquent depuis 1980, rend néanmoins flagrant le hiatus qui démeure entre le droit et le fait. Depuis 1980, avons-nous dit: pourquoi pas 1944 et l'ordonnance signée par De Gaulle, donnant aux femmes le droit de vote, cent cinquante-cinq ans après 1789, quatre-vingt-seize ans après l'instauration du suffrage masculin en 1948 ? Pourquoi pas 1965 et l'autorisation accordée aux femmes de travailler ou d'ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation de leur père ou de leur mari ? Ou 1967 pour la loi sur la contraception ou bien le 17 janvier 1975 pour la loi autorisant l'interruption volontaire de grossesse, si fondamentale pour la liberté des femmes à disposer de leur corps et de leur sexualité ? Ou encore 1999 et la révision constitutionnelle en date de 28 juin des articles trois et quatre stipulant que la loi "favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux charges électives" et que les partis politiques "contribuent à la mise en œuvre de ce principe" ? Il nous paraît cependant plus approprié de prendre la loi du 23 décembre 1980, loi qui qualifie le viol de crime et n'exclut plus le viol conjugal car le dispositif juridique en France peut désormais considéré comme abouti, bien que perfectible. ...
Elsa Dorlin, L'évidence de l'égalité des sexes, L'Harmattan, 2000, pg 9
Elsa Dorlin, L'évidence de l'égalité des sexes, L'Harmattan, 2000, pg 9
2 Mar 2011
Le Voile Médiatique
...les
mécanismes médiatiques qui ont fabriqué et imposé un faux problème,
sélectionné les « experts autorisés », et écarté la plupart des voix
discordantes...
3 Şub 2011
Les Derniers Jours de l’humanité
"Inspiration krausienne consisterait à dénoncer le règne du faux-semblant généralisé
dans lequel sont installées les puissances occidentales. Contrairement
aux apparences, ce monde « développé » moderne ne connaît ni la paix, ni
la prospérité, ni la liberté pour tous, sinon en trompe-l’œil comme
privilèges de minorités dominantes, masquant une réalité
fondamentalement faite de violence, d’inégalité et d’oppression. La
barbarie moderne n’a pas diminué, mais elle a appris à se farder
davantage."
Karl Kraus, contre l’empire de la bêtise, par Alain Accardo [Le Monde diplomatique - Août 2005]
Karl Kraus, contre l’empire de la bêtise, par Alain Accardo [Le Monde diplomatique - Août 2005]
25 Ara 2010
LE TEMPS ET LES AUTRES
Paru aux États-Unis en 1983, le Temps et les Autres
s’est imposé rapidement comme un classique de l’anthropologie. Sans
cesse réédité et publié pour la première fois en France, l’ouvrage de
Johannes Fabian est devenu le texte
fondateur d’une anthropologie critique, qui reconsidère, depuis trente
ans les questions théoriques fondamentales de cette discipline.
C’est en introduisant dans le questionnement sur la fabrication de l’altérité en anthropologie la question du Temps que Fabian a bouleversé les pratiques et théories académiques.
Certes, la question du Temps a été envisagée par les diverses écoles ou courants de l’anthropologie, mais Fabian
montre clairement comment tous ont en réalité mis en place des
stratégies d’évitemment de cette question, tout en faisant mine de s’en
inquiéter.
L’ouvrage se fait donc souvent fortement critique, tant à l’égard du
relativisme anglo-saxon que du structuralisme français. Partant d’une
archéologie foucaldienne de l’anthropologie, par une étude minutieuse de
l’énonciation du discours anthropologique - y compris dans ses
sous-entendus linguistiques -, en passant par des réflexions sur le
terrain ethnologique et jusqu’à la manipulation de notions
philosophiques du Temps, Fabian a méthodiquement construit une critique à la fois radicale et fondatrice de l’anthropologie.
Par delà les questions propres à l’anthropologie, Le Temps et les Autres est un ouvrage qui s’adresse aussi bien aux sociologues qu’aux philosophes et aux historiens, puisque comme Johannes Fabian
le précise : « Le temps peut donner forme à des relations de pouvoir et
d’inégalité » ; il est au fond question ici de politique.
2 Ara 2010
Stone Age Economics
Stone Age Economics is a classic study of
anthropological
economics, first published in 1974. In Professor Sahlin's words in the
original edition "It has been inspired by the possibility of an anthropological economics' a perspective indebted rather to the
nature of the primitive economies than to the categories of a bourgeois
science."
Ambitiously tackling the nature of economic life and how to study it comparatively, the book includes six studies which reflect the author's ideas on revising traditional views of hunter-gatherer and so-called primitive societies, revealing them to be the original affluent society. The book examines notions of production, distribution and exchange in early communities and examines the link between economics and cultural and social factors. It consists of a set of detailed and closely related studies of tribal economies; of domestic production for livelihood, and of the submission of domestic production to the material and political demands of society at large.
"This book is subversive to so many of the fundamental assumptions of Western technological society that it is a wonder it was permitted to be published. Calling on extensive research among the planet's remaining stone-age societies--in Africa, Australia and South-East Asia as well as anecdotal reports from early explorers, Professor Sahlins directly challenges the idea that Western civilization has provided greater leisure' or affluence,' or even greater reliability, than primitive' hunter-gatherers."--Whole Earth Review.
"His book is rich in factual evidence and in ideas, so rich that a brief review cannot do it justice; only another book could do that." E. Evans-Pritchard, Times Literary Supplement
"Sahlin's concept of the domestic mode of production' starts to give economic anthropology its necessary comparative basis." Mary Douglas
Marshall Sahlins is one of the most prominent American anthropologists of our time. He holds the title of Charles F. Grey Distinguished Service Professor of Anthropology at the University of Chicago. His most recent book is How Natives Think: About Captain Cook, for Example.
This book is subversive to so many of the fundamental assumptions of
Western technological society that it is a wonder it was permitted to be
published. Calling on extensive research among the planet's remaining
stone-age societies - in Africa, Australia, and Southeast Asia - as well
as anecdotal reports from early explorers, Chicago University Professor
Marshall Sahlins directly challenges the idea that Western civilization
has provided greater "leisure," or "affluence, " or even greater
economic reliability, than primitive" hunter-gatherers. He concludes
that for from being on the edge of starvation and having to devote all
their time to survival, preindustrial peoples usually satisfied their
basic needs in 3-4 hours per day and spent the rest of their time
hanging around, flirting, creating art, music, and games, and sleeping.
Sahlins also argues persuasively that subsistencebased societies clearly
preferred their lives to more settled agricultural ways. He offers
extensive research showing that they consistently under-produced, in
terms of the maximum carrying capacity of their environments, just so
they would hove the ability to move around without dragging surplus food
or commodities, and as o means of keeping population down. A Bushman is
quoted: "Why should we plant when there are so many mongomongo nuts in
the world?" Sahlins charges establishment anthropalogists and economists
with creating imaginary horror scenarios for the purpose of making our
society look good by comparison. He describes the traditionally dismal
view of the hunter-gatherers' existence as "most congenial for the task
of depriving him of the same." In other words, if they ever let it out
that subsistence societies lived banker's hours," as Sahlins puts it,
certain question might arise as to why we stole their lands, paved
them, and work 40-50 hours/week, seeking leisure. ...
Jerry Mander
Ambitiously tackling the nature of economic life and how to study it comparatively, the book includes six studies which reflect the author's ideas on revising traditional views of hunter-gatherer and so-called primitive societies, revealing them to be the original affluent society. The book examines notions of production, distribution and exchange in early communities and examines the link between economics and cultural and social factors. It consists of a set of detailed and closely related studies of tribal economies; of domestic production for livelihood, and of the submission of domestic production to the material and political demands of society at large.
"This book is subversive to so many of the fundamental assumptions of Western technological society that it is a wonder it was permitted to be published. Calling on extensive research among the planet's remaining stone-age societies--in Africa, Australia and South-East Asia as well as anecdotal reports from early explorers, Professor Sahlins directly challenges the idea that Western civilization has provided greater leisure' or affluence,' or even greater reliability, than primitive' hunter-gatherers."--Whole Earth Review.
"His book is rich in factual evidence and in ideas, so rich that a brief review cannot do it justice; only another book could do that." E. Evans-Pritchard, Times Literary Supplement
"Sahlin's concept of the domestic mode of production' starts to give economic anthropology its necessary comparative basis." Mary Douglas
Marshall Sahlins is one of the most prominent American anthropologists of our time. He holds the title of Charles F. Grey Distinguished Service Professor of Anthropology at the University of Chicago. His most recent book is How Natives Think: About Captain Cook, for Example.
This book is subversive to so many of the fundamental assumptions of
Western technological society that it is a wonder it was permitted to be
published. Calling on extensive research among the planet's remaining
stone-age societies - in Africa, Australia, and Southeast Asia - as well
as anecdotal reports from early explorers, Chicago University Professor
Marshall Sahlins directly challenges the idea that Western civilization
has provided greater "leisure," or "affluence, " or even greater
economic reliability, than primitive" hunter-gatherers. He concludes
that for from being on the edge of starvation and having to devote all
their time to survival, preindustrial peoples usually satisfied their
basic needs in 3-4 hours per day and spent the rest of their time
hanging around, flirting, creating art, music, and games, and sleeping.
Sahlins also argues persuasively that subsistencebased societies clearly
preferred their lives to more settled agricultural ways. He offers
extensive research showing that they consistently under-produced, in
terms of the maximum carrying capacity of their environments, just so
they would hove the ability to move around without dragging surplus food
or commodities, and as o means of keeping population down. A Bushman is
quoted: "Why should we plant when there are so many mongomongo nuts in
the world?" Sahlins charges establishment anthropalogists and economists
with creating imaginary horror scenarios for the purpose of making our
society look good by comparison. He describes the traditionally dismal
view of the hunter-gatherers' existence as "most congenial for the task
of depriving him of the same." In other words, if they ever let it out
that subsistence societies lived banker's hours," as Sahlins puts it,
certain question might arise as to why we stole their lands, paved
them, and work 40-50 hours/week, seeking leisure. ... Jerry Mander
21 Kas 2010
Âge de pierre, âge d'abondance. L'économie des sociétés primitives
En se fondant sur l'étude de groupes de chasseurs-cueilleurs et d'agriculteurs sur brûlis,
M. Sahlins reprend à l'économiste russe A. Chayanov
la notion de " mode de production domestique " (désignant le sous-emploi volontaire de la force de travail chez les paysans)
pour lui donner un autre sens :
si les sociétés les plus " primitives " restreignent leur production, c'est parce qu'elles savent limiter leurs besoins.
D'un strict point de vue économique, elles vivent dans l'abondance, puisqu'elles jouissent de beaucoup de temps libre.
Cette démonstration a fait couler beaucoup d'encre,
car elle renverse la vision spontanément misérabiliste que nous avons des sociétés technologiquement peu développées.
Curieusement, elle n'a pas été sérieusement réfutée depuis.
18 Kas 2010
Taş Devri Ekonomisi
Marshall Sahlins'in Taş Devri Ekonomisi, antropolojide çığır açan eserlerden birisidir. Eser ilk baskısından 38 yıl sonra ilk kez Türkçe yayımlanıyor. Taş Devri Ekonomisinin iki temel teziyle özgürlükçü antropolojinin kurucu eserlerinden biri olduğu söylenebilir.
Birincisi,
ilkel toplumların, burjuva iktisat teorisinin mantığıyla ele alınamayacağıdır.
İlkel toplumlar, sınırsız ihtiyaçlara ve azami ölçüde tatmin edilmeyi bekleyen çıkarlara sahip bireylerden oluşmazlar. Taş Devri insanları, sınırlı tuttukları ihtiyaçlarını doğanın imkânlarıyla karşılamayı öğrenmişlerdir. Mütevazı yaşam standartlarına karşın, modern insana göre daha az çalışıp bolluk içinde yaşamışlardır.
O halde uygarlığın insanlara daha yüksek bir refah sağladığı görüşü bir hayli tartışmalıdır. Sahlinse göre, Avrupa-merkezli bakış açısı ve tanımlarla ilkel toplumların dinamiklerini keşfetmek mümkün değildir.
Kitabın ikinci tezi ise,
Aydınlanma düşüncesinin devlete dair görüşünün yanlışlığıdır. Hobbestan bu yana filozoflar, grupların sürekli birbirleriyle çatışmadan barış içinde yaşayabilmesi için devletin zorunlu olduğu görüşünü savunmuşlardır. Sahlins, farklı topluluklar arasında barışı sağlayan faktörün, hediye değiş tokuşu ve ticaret olduğunu savunur. Hediye alıp verme ve ticari mübadele, karşılıklı bir güven tesis eder, kalıcı ilişkiler ve ittifaklar kurulmasını sağlar. Yabancının aynı zamanda düşman sayıldığı ilkel topluluklar arası ilişkiler, devlete gerek olmaksızın, ticaret diplomasisi sayesinde barışçı bir nitelik kazanabilmiştir. Taş Devri Ekonomisi, geleceğe dönük perspektifler sağlayan az sayıdaki antropoloji kitabından birisidir.
Birincisi,
ilkel toplumların, burjuva iktisat teorisinin mantığıyla ele alınamayacağıdır.
İlkel toplumlar, sınırsız ihtiyaçlara ve azami ölçüde tatmin edilmeyi bekleyen çıkarlara sahip bireylerden oluşmazlar. Taş Devri insanları, sınırlı tuttukları ihtiyaçlarını doğanın imkânlarıyla karşılamayı öğrenmişlerdir. Mütevazı yaşam standartlarına karşın, modern insana göre daha az çalışıp bolluk içinde yaşamışlardır.
O halde uygarlığın insanlara daha yüksek bir refah sağladığı görüşü bir hayli tartışmalıdır. Sahlinse göre, Avrupa-merkezli bakış açısı ve tanımlarla ilkel toplumların dinamiklerini keşfetmek mümkün değildir.
Kitabın ikinci tezi ise,
Aydınlanma düşüncesinin devlete dair görüşünün yanlışlığıdır. Hobbestan bu yana filozoflar, grupların sürekli birbirleriyle çatışmadan barış içinde yaşayabilmesi için devletin zorunlu olduğu görüşünü savunmuşlardır. Sahlins, farklı topluluklar arasında barışı sağlayan faktörün, hediye değiş tokuşu ve ticaret olduğunu savunur. Hediye alıp verme ve ticari mübadele, karşılıklı bir güven tesis eder, kalıcı ilişkiler ve ittifaklar kurulmasını sağlar. Yabancının aynı zamanda düşman sayıldığı ilkel topluluklar arası ilişkiler, devlete gerek olmaksızın, ticaret diplomasisi sayesinde barışçı bir nitelik kazanabilmiştir. Taş Devri Ekonomisi, geleceğe dönük perspektifler sağlayan az sayıdaki antropoloji kitabından birisidir.
17 Kas 2010
Tanrıların Doğuşu, İşler ve Günler
Zeus'un adaletini
söyleyin, ya da söyletin bana;
Esinleyin beni, çünkü kardeşim
perses'e kimi gerçekleri açımlamak istiyorum.
Dünyada iki
tür kavga vardır:
biri insanı çalışmaya iter, öbürü adaletsizliğe.
ikinci yoldan giden birinciyi hor görür:
vaktini davalarla
geçirip çalışmaz.
oysa çalışma insan için doğa yasasıdır,
zeus'un koyduğu yasalardan kaçınılmaz,
prometheus efsanesi buna
örnektir.
çalışmayan haksızlığa, ölçüsüzlüğe başvurmak zorunda kalır,
bunun sonuçları ise insanlığı yıkıma götürür:
soylar efsanesi kanıttır.
Hak ve ölçü dışına çıkmamak insan için baş kuraldır,
yalnız hayvanlar uymaz bu kurala.
kral - yargıçların ve perses'in
kulaklarına küpe olsun bu sözler:
haksızlık yolu suç yoludur, suç
işleyen cezasını bulur
ben sana söylüyorum, kardeşim
perses, aklını başına topla.
kötü yolundan dön, gel kendini çalışmaya
ver.
çalışmanın doğru yolu yordamını öğrendin mi, kolay olur, çalışma
insana saygınlık ve zenginlik sağlar
ama nasıl çalışacağını
bilmeli insan,
gel sana kendi bilgi ve görgülerime dayanarak öğreteyim
bunu.
önce genel kurallar:
komşularınla iyi ilişki kur,
tutumlu ve
ölçülü ol,
aşırılıktan sakın,
her işi zamanında yap;
tarım
işlerine elverişli mevsimler şunlardır;
denizciliğe elverişli
aylar ve günler şunlardır;
evlenme çağı da şudur.
dinsel kurallara saygılı ol,
gelenek ve görenekçe saptanmış töreleri
uygula ve uğurlu uğursuz günleri bilerek davran .
böyle yaptın mı mutlu olursun.
5 Kas 2010
Les travaux et les jours
" Le père ne sera plus uni à son fils,
ni le fils à son père, ni l'hôte à son hôte, ni l'ami à son ami ; le
frère, comme auparavant, ne sera plus
chéri de son frère ; les enfants mépriseront la vieillesse de leurs parents.
Les cruels ! ils les accableront d'injurieux reproches sans redouter la
vengeance divine. Dans leur coupable brutalité, ils ne rendront pas à leurs
pères les soins que leur enfance aura reçus ...
3 Kas 2010
La Nature humaine: une illusion occidentale
Depuis plus de deux mille ans,
ceux qu’on appelle les «Occidentaux»
ont toujours été hantés par le spectre de leur nature:
à moins de la
soumettre à quelque gouvernement,
la résurgence de cette nature humaine cupide et violente livrerait la société à l’anarchie.
la résurgence de cette nature humaine cupide et violente livrerait la société à l’anarchie.
La théorie
politique de l’animal sans foi ni loi
a souvent pris deux partis
opposés:
ou bien la hiérarchie, ou bien l’égalité; ou bien l’autorité
monarchique, ou bien l’équilibre républicain;
ou bien un système de domination idéalement capable de mettre un frein à l’égoïsme naturel des hommes grâce à l’action d’un pouvoir extérieur, ou bien un système auto-régulé où le partage égal des pouvoirs et leur libre exercice parviendraient à concilier les intérêts particuliers avec l’intérêt commun.
ou bien un système de domination idéalement capable de mettre un frein à l’égoïsme naturel des hommes grâce à l’action d’un pouvoir extérieur, ou bien un système auto-régulé où le partage égal des pouvoirs et leur libre exercice parviendraient à concilier les intérêts particuliers avec l’intérêt commun.
Au-delà du politique, nous trouvons là un système métaphysique totalisant qui décrit un ordre naturel des choses: on retrouve en effet une même structure anarchique originaire entre des éléments qu’on ordonne soit à l’aide d’une hiérarchie, soit par l’égalité; ce système vaut aussi bien pour l’organisation de l’univers, que pour celle de la cité, et intervient même dans la conception de la santé du corps humain.
Il s’agit d’une métaphysique propre à l’Occident, car la distinction
entre nature et culture qu’elle suppose définit une tradition qui nous
est propre, nous démarquant de tous les peuples qui considèrent que les
bêtes sont au fond des êtres humains, et non que les humains sont au
fond des bêtes. Pour ces derniers, il n’est pas de «nature animale» que
nous devrions maîtriser.
Et ils ont raison, car l’espèce humaine telle
que nous la connaissons, l’homo sapiens, est née il y a
relativement peu de temps dans une histoire culturelle de l’homme
beaucoup plus ancienne. La paléontologie en témoigne:
nous sommes, nous aussi, des animaux de culture; notre patrimoine biologique est déterminé par notre pouvoir symbolique.
nous sommes, nous aussi, des animaux de culture; notre patrimoine biologique est déterminé par notre pouvoir symbolique.
Notre esclavage involontaire aux penchants animaux est une illusion ancrée dans la culture.
Je m’inscris en faux contre le déterminisme génétique, si en
vogue aux États-Unis aujourd’hui, et qui prétend expliquer la culture
par une disposition innée de l’homme à rechercher son intérêt personnel
dans un milieu compétitif.
Cette idée est soutenue par les «sciences
économiques» qui considèrent que les individus ne cherchent qu’à
assouvir leurs désirs par un «choix rationnel», sans parler des sciences
du même acabit, et pourtant si populaires, comme la psychologie
évolutionniste et la sociobiologie qui font du «gène de l’égoïsme» le
concept fourre-tout de la science sociale.
Mais, comme Oscar Wilde le
disait à propos des professeurs, l’ignorance est le fruit d’une longue
étude.
Oubliant l’histoire et la diversité des cultures, ces fanatiques de l’égoïsme évolutionniste ne remarquent même pas que derrière ce qu’ils appellent la nature humaine se cache la figure du bourgeois. À moins qu’ils ne célèbrent leur ethnocentrisme en prenant nos us et coutumes pour des preuves de leurs théories du comportement humain. Pour ces sciences-là, l’espèce, c’est moi.
Oubliant l’histoire et la diversité des cultures, ces fanatiques de l’égoïsme évolutionniste ne remarquent même pas que derrière ce qu’ils appellent la nature humaine se cache la figure du bourgeois. À moins qu’ils ne célèbrent leur ethnocentrisme en prenant nos us et coutumes pour des preuves de leurs théories du comportement humain. Pour ces sciences-là, l’espèce, c’est moi.
Prétendre que la méchanceté innée de l’homme est propre à la
pensée occidentale va aussi à l’encontre du discours dominant, j’entends
par là le postmodernisme et son désir d’indétermination. Cette
affirmation doit être nuancée. On pourrait tout aussi bien trouver des
idées similaires dans d’autres systèmes étatiques qui aspirent à
contrôler leurs populations, par exemple dans la pensée confucéenne, où
l’hypothèse selon laquelle l’homme est bon par nature (Mencius) ou
capable par nature de faire le bien (Confucius) côtoie l’hypothèse
inverse, celle de la méchanceté naturelle de l’homme (Hsün Tzu).
Et pourtant, je pense que de toutes les traditions, pensée chinoise incluse, la tradition occidentale est celle qui méprise le plus l’humanité et la misérable cupidité originelle de notre nature, en soutenant que la nature s’oppose à la culture.
Et pourtant, je pense que de toutes les traditions, pensée chinoise incluse, la tradition occidentale est celle qui méprise le plus l’humanité et la misérable cupidité originelle de notre nature, en soutenant que la nature s’oppose à la culture.
...
23 Eki 2010
La mémoire, l'histoire, l'oubli
" L'ouvrage comporte trois parties nettement délimitées par leur thème et leur méthode.
La première, consacrée à la mémoire et aux phénomènes mnémoniques, est placée sous l'égide de la phénoménologie au sens husserlien du terme. La deuxième, dédiée à l'histoire, relève d'une épistémologie des sciences historiques. La troisième, culminant dans une méditation sur l'oubli, s'encadre dans une herméneutique de la condition historique des humains que nous sommes. Mais ces trois parties ne font pas trois livres.
Bien que les trois mâts portent des voilures enchevêtrées mais distinctes, ils appartiennent à la même embarcation, destinée à une même et unique navigation. Une problématique commune court en effet à travers la phénoménologie de la mémoire, l'épistémologie de l'histoire, l'herméneutique de la condition historique : celle de la représentation du passé. Je reste troublé par l'inquiétant spectacle que donne le trop de mémoire ici, le trop d'oubli ailleurs, pour ne rien dire de l'influence des commémorations et des abus de mémoire - et d'oubli. L'idée d'une politique de la juste mémoire est à cet égard un de mes thèmes civiques avoués. "
La première, consacrée à la mémoire et aux phénomènes mnémoniques, est placée sous l'égide de la phénoménologie au sens husserlien du terme. La deuxième, dédiée à l'histoire, relève d'une épistémologie des sciences historiques. La troisième, culminant dans une méditation sur l'oubli, s'encadre dans une herméneutique de la condition historique des humains que nous sommes. Mais ces trois parties ne font pas trois livres.
Bien que les trois mâts portent des voilures enchevêtrées mais distinctes, ils appartiennent à la même embarcation, destinée à une même et unique navigation. Une problématique commune court en effet à travers la phénoménologie de la mémoire, l'épistémologie de l'histoire, l'herméneutique de la condition historique : celle de la représentation du passé. Je reste troublé par l'inquiétant spectacle que donne le trop de mémoire ici, le trop d'oubli ailleurs, pour ne rien dire de l'influence des commémorations et des abus de mémoire - et d'oubli. L'idée d'une politique de la juste mémoire est à cet égard un de mes thèmes civiques avoués. "
21 Eki 2010
Zaman ve Anlatı I
Yarattığımız olayörgülerinde zamana bağlı, belirsiz, biçimi olmayan ve
hatta son aşamada “dil-siz” [sesi-olmayan] diyebileceğimiz deneyimimizi
yeniden biçimlendirmemizin ayrıcalıklı yolunu görüyorum. Augustinus
şöyle der: “Peki nedir zaman? Eğer kimse bana bu soruyu yöneltmezse,
zamanın ne olduğunu bilirim; ama eğer biri bana bu soruyu sorar da ben
de açıklamak istersem, zamanın ne olduğunu bilemem.” İşte olayörgüsünün
gönderge işlevi de, felsefi spekülasyonun açmazlarıyla
karşı karşıya kalan bu zaman deneyiminin, kurmaca tarafından
yeniden-biçimlendirilmesi yeteneği içinde yer alır.
Zaman ve Anlatı II
Yapıtımızın birinci bölümünde anlatısal söylemin özelliklerini
belirlemeye çalıştık ama bu alanın günümüzde tarihyazımı ile kurmaca
anlatı gibi iki büyük ayrımından söz etmedik. Ancak bu arada,
tarihyazımının gerçekten söz konusu alana bağlı olduğunu üstü kapalı bir
biçimde kabul ettik. Şimdi sorgulayacağımız işte bu bağlılık olayı
olacak.
Yapacağımız araştırmanın kökeninde, eşit güçte iki inanç yer almaktadır. Bunlardan ilkine göre, tarihin anlatısal özelliğini, tarihin özel bir biçiminin sürüp gitmesine, yani anlatısal tarihe bağlamak günümüzde yitirilmiş bir davadır. Bu açıdan, benim tarihin eninde sonunda anlatısal olduğuyla ilgili savım, hiçbir biçimde anlatısal tarihin savunulmasıyla karışmaz.
Benimsediğim ikinci inanç ise şudur: Eğer tarih, bir öyküyü izleme konusunda sahip olduğumuz temel yeteneğimizle ve anlatının anlaşılmasına ilişkin bilişsel işlemlerle (bu yapıtın birinci bölümünde betimlemiş olduğumuz biçimiyle) her türlü bağını koparacak olursa o zaman toplumsal bilimlerin birliği içinde ayırıcı özelliğini yitirir: Tarihin tarihsel olma özelliği biter.
Peki ama ne türden bir bağdır bu?
Asıl sorun da işte buradadır.
20 Eki 2010
Temps et Récit I
"1. L'intrigue
et le récit historique"
met en place, dans une première partie, la thèse de Paul Ricoeur, qui se précise tout au long des trois tomes, selon laquelle le récit comporte trois rapports " mimétiques " au temps agi et vécu, au temps propre de la mise en intrigue, au temps de la lecture.
et le récit historique"
met en place, dans une première partie, la thèse de Paul Ricoeur, qui se précise tout au long des trois tomes, selon laquelle le récit comporte trois rapports " mimétiques " au temps agi et vécu, au temps propre de la mise en intrigue, au temps de la lecture.
17 Eki 2010
Temps et Récit II
2. La configuration dans le récit de fiction
est consacré à mettre à l'épreuve la théorie de la narrativité exposée dans la première partie de Temps et Récit, dans la région non plus du récit historique mais, cette fois, du récit de fiction.10 Eki 2010
Temps et Récit III
3. Le temps raconté
explore, après La Métaphore vive, le phénomène central de l'innovation sémantique.
Avec la métaphore, celle-ci consistait à produire une nouvelle pertinence de sens par le moyen d'une attribution impertinente.
Avec le récit, l'innovation consiste dans l'invention d'une intrigue : des buts, des causes, des hasards, relevant à des titres divers du champ pratique, sont alors rassemblés dans l'unité temporelle d'une action totale et complète.
La question philosophique posée par ce travail de composition narrative est celui des rapports entre le temps du récit et celui de la vie et de l'action affective.
Plusieurs disciplines sont convoquées à la barre de ce grand débat entre temps et récit, principalement la phénoménologie du temps, l'historiographie, et la théorie littéraire du récit de fiction.
Temps et récit 3 démontre tout d'abord que la phénoménologie, en s'approfondissant, de saint Augustin à Heidegger, aboutit, en regard de la sociologie à une incontournable Aporétique du temps.
La seconde section montre comment à ces impasses de la pensée, la Poétique du récit répond en mobilisant, par le canal de la lecture, les ressources entrecroisées de l'histoire et de la fiction.
(Quatrième de couverture)
http://www.fondsricoeur.fr/
explore, après La Métaphore vive, le phénomène central de l'innovation sémantique.
Avec la métaphore, celle-ci consistait à produire une nouvelle pertinence de sens par le moyen d'une attribution impertinente.
Avec le récit, l'innovation consiste dans l'invention d'une intrigue : des buts, des causes, des hasards, relevant à des titres divers du champ pratique, sont alors rassemblés dans l'unité temporelle d'une action totale et complète.
La question philosophique posée par ce travail de composition narrative est celui des rapports entre le temps du récit et celui de la vie et de l'action affective.
Plusieurs disciplines sont convoquées à la barre de ce grand débat entre temps et récit, principalement la phénoménologie du temps, l'historiographie, et la théorie littéraire du récit de fiction.
Temps et récit 3 démontre tout d'abord que la phénoménologie, en s'approfondissant, de saint Augustin à Heidegger, aboutit, en regard de la sociologie à une incontournable Aporétique du temps.
La seconde section montre comment à ces impasses de la pensée, la Poétique du récit répond en mobilisant, par le canal de la lecture, les ressources entrecroisées de l'histoire et de la fiction.
(Quatrième de couverture)
Il existe une « connexion significative » entre la fonction narrative et l’expérience humaine du temps (RF, 63)
Selon cette thèse, « le temps devient humain dans la mesure seulement où il est articulé de manière narrative » (TRI, 17)
- Le récit, d’abord,
réalise une synthèse du temps : d’une succession de moments
quelconques, il fait une histoire sensée.
- Il médiatise, en outre, le
temps de l’âme et le temps du monde, à l’égard desquels il apparaît
comme un « tiers-temps » (TRIII, 354).
- Enfin il ouvre à l’homme condamné à une mort certaine une perspective que celle-ci n’épuise pas.
- L’intrigue est le centre organisateur du récit ; elle met en relation les différents événements qui le composent.
- Le temps raconté
comme « concordance discordante » – définition vérifiée aussi bien par
l’histoire que par la fiction et avant elles par la narration
quotidienne de nos plus humbles expériences.
- Une
phénoménologie du temps et de son ambition, double, de faire paraître le
temps et de fonder sur ce temps apparaissant (réputé « originaire ») le
temps mesuré par la montre et le calendrier (qualifié quant à lui de
« vulgaire » ou de « dérivé »). Cette ambition est autant celle de
Heidegger que de Husserl, comme le montre la distinction qu’il fait
entre la « temporalité authentique » de l’individu confronté dans
l’angoisse à sa propre mortalité et le temps commun de la
« préoccupation quotidienne ».
- La « poétique du
récit » répond alors à l’ « aporétique de la temporalité ». Ce qui
importe à cette poétique est moins, cependant, la « configuration » que
la « refiguration » du temps par le récit,
autrement dit
le pouvoir qu’a
celui-ci de transformer notre manière d’être au monde. http://www.fondsricoeur.fr/
9 Eki 2010
L'Olympe des Infortunes

COTE: [FRA-L] [KHAD-40511]
(232 pages)
Yasmina Khadra : Pourquoi revenir sur l’Algérie ? D’abord parce que c’est mon pays. Il est mon véritable élément. En-dehors de ses frontières, je suis errance, incertitude, vulnérabilité. Je l’ai quitté pour essayer de réunir un maximum de commodités afin de poursuivre mon aventure littéraire. Son isolement m’était camisole. Il me fallait une terre d’action, un havre à partir duquel envisager la rencontre des autres. Mais ce genre de nomadisme a ses inconvénients aussi. On devient apatride et on est difficilement toléré par endroits. Si nul n’est prophète dans son pays, personne n’est maître chez les autres. Quel que soit votre talent, il y faut encore la permission de vos hôtes. Nietzsche me le signalait. J’ai pensé qu’il exagérait. J’ai eu tort. Parler de son pays n’est pas dévalorisant. Ce qui importe, c’est d’être à la hauteur de cette initiative. Dans le cinéma comme dans la littérature, ce n’est ni la langue ni le paysage qui priment. Il est question d’exceller, de convaincre, de maîtriser les outils de travail dont on dispose. Par ailleurs, l’Algérie est un pays qui n’est pas encore dit. Parce qu’il se cherche, ses romanciers essayent de lui inventer des repères. Certains s’appuient sur des clichés. Ceux-là tentent de plaire à leurs hôtes. D’autres s’évertuent à s’en défaire. Ce sont les plus incompris. Parfois, les moins écoutés. Leur chant de sirène agace, leur présence d’esprit ennuie. J’ai toujours pensé que la seule façon de préserver une culture est de l’entretenir dans son pays. La déraciner est l’exposer à toutes sortes de pourrissements. Il se trouve qu’en Algérie, la culture est féodalisée. Elle perd donc toute sa substance. Entre mourir et se dénaturer, elle choisit l’épreuve susceptible de la prolonger. En optant pour l’exil, elle accepte d’en pâtir. Telle est la loi des survivances.
De mon côté, j’essaye de raconter mon pays. Il n’est pas aisé de parler de celui des autres. Pour beaucoup, nous en sommes incapables. Les stéréotypes s’appliquent à nous maintenir dans une catégorie négligeable. Nous sommes des auteurs endémiques. Hormis se plaindre et gémir, on n’est bons à rien. Notre talent s’évalue en fonction de notre désarroi. Nous écrivons des récits romancés, des romans de protestation, des ouvrages spécifiques qui suscitent la curiosité, jamais l’admiration. Cette attitude dévalorisante, réductrice s’érige en un jugement sans appel. Dans la mentalité de ceux qui l’affichent, elle se veut la raison fondamentale de leur supériorité. La ségrégation est d’abord intellectuelle. Il est des défauts majeurs qui s’inscrivent dans la vertu. Mettre le doigt dessus est un sacrilège. L’imprudence est, quelquefois, pire que les dégâts qu’elle occasionne. Donc, on reste dans son coin et ne s’y ancre. De toute évidence, on y est moins dépaysé.
Lorsque j’avais proposé à mon éditeur d’écrire sur le Mexique, il avait paniqué. Sur l’Allemagne, il avait été outré. Sur l’Afghanistan, il avait failli choper une attaque. Tu vas te casser les dents, m’avait-il averti. Ce sujet est épuisé. Tu vas te couvrir de ridicule… Et moi qui pensais dire l’homme partout où il se trouve ! J’étais laminé. Et très en colère. Alors, j’ai écrit sur l’Afghanistan. Par dépit. Par refus. Résultat : les Hirondelles de Kabul est salué dans le monde entier, y compris là où il n’est pas traduit. Il m’a permis d’avoir du succès jusqu’aux Etats-Unis. N’est-ce pas étrange, cette manie d’enfermer les gens dans des cases répertoriées, de les étiqueter comme des spécimens inachevés ?
Le vrai problème n’est pas dans le texte, il est dans l’étroitesse des esprits. Un écrivain, pour moi, est une générosité qui me parle. Il m’importe peu qu’il soit juif, bambara, arabe ou slave. Ce qui compte est cet instant de lecteur qu’il me propose ...
http://www.bibliosurf.com/Interview
Fırat Suyu Kan Akıyor Baksana
Tanyerleri ışıdı ışıyacaktı. Deniz sütlimandı, apaktı. Küreklerin şıpırtısından başka ses yoktu. Martılar daha uyanmamıştı. Gün doğmadan önceleri, dünya dümdüzken, deniz işte böyle sonsuz bir aklığa keser.
Poyraz Musa dün akşamdan bu yana hemen hemen hiç soluk almadan, ince, telaşsız
bir uyumla kürek çekiyordu. Kimi zaman belli belirsiz bir yel esiyor, sonra
yitiveriyordu. Delikanlının ter kokusuna küreklerden gelen deniz kokusu
karışıyordu. Yorulmuştu ya aldırmıyordu. Denizin de apak kesildiğini görünce
avuçlarının acıdığını, yorgunluğunu, her şeyi unuttu. Seher yeliyle birlikte
içine, onu alıp uçuran bir sevinç geldi oturdu. Akşamdan beri sanki kürek
çekmiyormuşcasına birden canlandı, küreklere asıldı, altındaki kayık uçuyordu.
Deniz daha sütbeyazdı. Kayık, kürekler, gökyüzü, yıldızlar da apaktı. Poyraz
Musa da tepeden tırnağa apaktı.
Karşı dağların ardı aydınlanınca deniz menevişledi. Denizin üstünde çok mor, çok turuncu, çok yeşil, çok sarı, çok kırmızı ışıklar kaynaşmaya başladı. Poyraz Musa, başını kaldırıp karşıya bakınca az ilerdeki adayı gördü, hızını kesti, kayığı durdurdu, ayağa kalktı, kollarını açtı, derin bir soluk aldı, kayık sağa sola hafiften sallanıyordu. Bir tansıkla karşı karşıyaydı. Ada pespembe bir ışığa batmıştı. Pembe ışık denize yansımış inceden dalgalanıyordu. Poyraz Musa, günün ucu gözükünceye kadar olduğu yerde, kayıkla birlikte sallanarak orada öyle, kendinden geçmiş durdu kaldı.
...
(sayfa 7) COTE: [TUR-L] [KEMA19276]
(306 sayfa)
Karıncanın Su İçtiği
Yaşar Kemal'in romanı vahşi ve muhteşem bir türküye benziyor. Güçlü, yalın ve insanı deli eden...
- Die Weltwoche (İsviçre)
Yaşar Kemal büyük bir yazardır. Onun eserlerini okumak, zengin kazanımlar sağlayan büyük bir serüvendir.
- Fönstet (İsveç)
Ne zaman çağdaş bir romancı örneği vermem istense, aklıma ilk gelen ad Yaşar Kemal olmuştur.
- Raymond Williams
Yaşar Kemal'in eseri, büyük bir tuval üzerinde her santimine ayrı titizlik gösterilerek hazırlanmış bir tablo gibidir.
- Paul Theroux (The New York Times, ABD)
COTE: [TUR-L] [KEMA-22295]
(495 sayfa)
- Die Weltwoche (İsviçre)
Yaşar Kemal büyük bir yazardır. Onun eserlerini okumak, zengin kazanımlar sağlayan büyük bir serüvendir.
- Fönstet (İsveç)
Ne zaman çağdaş bir romancı örneği vermem istense, aklıma ilk gelen ad Yaşar Kemal olmuştur.
- Raymond Williams
Yaşar Kemal'in eseri, büyük bir tuval üzerinde her santimine ayrı titizlik gösterilerek hazırlanmış bir tablo gibidir.
- Paul Theroux (The New York Times, ABD)
COTE: [TUR-L] [KEMA-22295]
(495 sayfa)
Tanyeri Horozları
Yasar Kemal, yirminci ve yirmi birinci yüzyil yazininin en büyük romancilarindan biridir.
-Barry Tharaud (ABD)-
Yasar Kemal'in romanlarini okumak coskular dünyasinda bir mola zamani gibidir.
-Jean-Pierre Deleage (Fransa)-
Yasar Kemal zamanimizin en büyük epik romancisidir. Onun romanlarini okuyan herkes bu kanida birlesir. Zamanimizda hiçbir yazarin Yasar Kemal'in gücüne ulasamadigini bilmeliyiz.
-Toroijörn Safve (Isveç)-
Yasar Kemal'in imgelemi, insan ruhunun inceliklerini kavramasi, anlatiminin siirsel derinlikleri üstüne titreyecegimiz bir sanat eseri yaratiyor. Bütün dönemlerin en iyi edebiyat yapitlarindan biri.
-Jeremy Brooks (Ingiltere)-
COTE: [TUR-L] [KEMA-22297]
(423 sayfa)
-Barry Tharaud (ABD)-
Yasar Kemal'in romanlarini okumak coskular dünyasinda bir mola zamani gibidir.
-Jean-Pierre Deleage (Fransa)-
Yasar Kemal zamanimizin en büyük epik romancisidir. Onun romanlarini okuyan herkes bu kanida birlesir. Zamanimizda hiçbir yazarin Yasar Kemal'in gücüne ulasamadigini bilmeliyiz.
-Toroijörn Safve (Isveç)-
Yasar Kemal'in imgelemi, insan ruhunun inceliklerini kavramasi, anlatiminin siirsel derinlikleri üstüne titreyecegimiz bir sanat eseri yaratiyor. Bütün dönemlerin en iyi edebiyat yapitlarindan biri.
-Jeremy Brooks (Ingiltere)-
COTE: [TUR-L] [KEMA-22297]
(423 sayfa)
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